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  Il faut bâtir la ville dans le soleil, il faut la bâtir dans la lumière. Il faut la bâtir avec la nature retrouvée autour des villes. Cela commande notre urbanisme. Il faut la construire avec dignité et cela commande notre architecture. Il faut la construire dans la simplicité puisque nous sommes pauvres. 

Historique • Maison de la Culture

Maison de la Culture (suite)

La période de conception du bâtiment faisant directement suite à celle du couvent de la Tourette (1956-59), il est normal d’y retrouver des éléments d’architecture communs, dont les fameux pans ondulatoires. L’idée de ces éléments devenus emblématiques de l’architecture "corbuséenne" est attribuée à Iannis Xenakis dont le projet initial était de

Maison de la Culture




 

 

©FLC

matérialiser la plasticité de l’espace musical au travers d’une série (ou séquence architecturale) ordonnée selon des lois mathématiques mises au point par Fibonacci (dont dérive également le Modulor). L’allongement et le raccourcissement des séquences spatiales, et par voies de conséquences lumineuses, sont donc ordonnés de façon à associer et combiner la musique et l’architecture.



L’adjonction de couleurs dans cet agencement visuel va, de façon très heureuse rehausser l’idée initiale de touche lumineuse affirmant encore plus fortement la volonté de considérer l’architecture comme un art total.

Cette sensation est tout à fait perceptible dans les façades Ouest et Est de la Maison de la Culture dont le béton austère mais précis, s’agrémente de notes vives aux séquences harmonieuses.

Façade de la Maison de la CultureLes premières coupes de l’édifice furent assez proches de celles d’aujourd’hui, mais avec une toiture en béton armé plane et inclinée supportée par une série de portiques intérieurs. Cette toiture devait recevoir une étanchéité jardin et une couche de terre végétale destinée à être ensemencée par le vent et les oiseaux.

 

 ©FLC


C’est lors de l’appel d’offres pour la réalisation du projet que l’entreprise stéphanoise Stribick (entreprise de gros œuvre), conjointement avec Baudin-Chateauneuf (entreprise spécialiste des structures métalliques et notamment des ponts suspendus), proposent une "variante économique" visant à réduire les dépenses de structures et de fondations et à libérer le plan d’un
certain nombre de points d’appuis intermédiaires.

Il s’agit d’une toiture supportée par des paires de câbles reliés aux deux façades et sur lesquels sont posés des panneaux de béton cellulaires, revêtus d’une membrane d’étanchéité auto protégée.


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